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Aide à la Gestion Intégrée des Ressources en Eau |
Analyse et modélisation du fonctionnement hydrologique du marais de Rochefort |
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P.Weng, F.Giraud |
BRGM EAU/RMD |
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P.Fleury |
Stagiaire BRGM EAU/RMD mars-sept. 2001 |
Contact : P.Weng |
| Etude cofinancée par le Programme National de Recherche en Hydrologie | ||
Les objectifs de ce projet sont de comprendre le fonctionnement hydrologique du marais de Rochefort et ses relations avec l'aquifère sous-jacent, l'atmosphère et le réseau de fossés. Pour cela, une étude géologique a été réalisée et une instrumentation permettant de suivre l'évolution des niveaux piézométriques a été mise en place. |
Deux échelles spatiales ont été retenues pour l'étude du marais et la mise en oeuvre de modélisations numériques : échelle du marais pour évaluer les éventuelles contributions de l'aquifère profond du kimméridgien et développer une modélisation hydrodynamique de l'ensemble du système, et échelle de la parcelle pour mettre en évidence les relations entre la nappe du Bri et les horizons superficiels du sol. |
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Présentation du site expérimental |
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Le marais de Rochefort, d'une superficie de 150 km2, se situe sur la côte atlantique. Il est limité à l'ouest par l'océan et au sud par la Charente. La topographie du marais est relativement plane, cependant, certains îlots de calcaire kimmeridgien affleurent au sein du marais et culminent à +31 mNGF. Le marais à vocation agricole est parcouru par un réseau d'environ 1500 km de canaux et fossés interconnectés. Le niveau d'eau dans les canaux est maintenu constant grâce à un système d'écluses. Pour suivre l'évolution de la charge hydraulique dans l'aquifère du Bri et l'aquifère sous-jacent du Kimméridgien, un réseau de 17 double piézomètres a été mis en place en mars 1998. Des pompages d'essais ont également permis de déterminer les propriétés hydrodynamiques de ces aquifères. |
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L'histoire géologique du marais résulte d'une succession de phases régressives et transgressives. Vers -12000 BP, le niveau marin se situant à -120 m NGF, les fleuves côtiers ont incisé le substratum calcaire à marno-calcaire du Kimméridgien. Entre -12000 et -6400 ans BP, une phase transgressive a conduit à la stabilisation du niveau marin à +3m NGF. C'est au cours de cette phase que se sont déposés les sédiments argileux et argilo-sableux qui constituent la couche du Bri (épaisseur maximale de 27 m). |
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Une modélisation hydrodynamique a été mise en oeuvre à l'aide du logiciel MARTHE (différences finies). Les paramètres de la simulation sont les suivants :
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Un calage automatique a permis de définir 17 zones dans lesquelles la conductivité hydraulique et l'emmagasinement libre sont supposées homogènes. Dans le modèle ainsi optimisé, K varie de 1.10-5 à 1.10-9 m/s selon les zones et s de 3 à 13%. Le modèle a été validé par comparaison des résultats simulés avec les résultats expérimentaux.
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Comparaison de l'évolution des niveaux piézométriques mesurés et simulés de chaque aquifère (en deux points de la zone d'étude) |
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Sur le graphe d'évolution au cours du temps des échanges verticaux (ci-contre), on constate que l'essentiel des échanges verticaux sont orientés du Kimméridgien vers le Bri. 70 % des échanges sont répartis sur 7% des mailles. En moyenne, les transferts verticaux sont de 0,4 l/m²/an, mais ils atteignent 50 l/m²/an sur les mailles situées en bordures du marais et 1000 fois moins dans les zones intérieures. |
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Fonctionnement de la zone non saturée à l'échelle de la parcelle |
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Une parcelle rectangulaire de 60 m*200 m, bordée par deux fossés, a été instrumentée : 1 échelle limnimétrique, 1 piézomètre et 1 tube de descente pour sonde TDR. |
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La phase de dessaturation de la couche superficielle (0 à 2.5 m de profondeur) de la parcelle a été suivie (21 mai au 04 juillet 2001). On distingue 3 étapes dans l'évolution du niveau piézométrique : - 21 mai - 1 juin : parcelle inondée - 1 au 15 juin : le niveau de la nappe chute de 75 cm - 15 au 30 juin : le niveau de la nappe reste quasi constant
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Les mesures tensiométriques du mois de juin révèlent également deux périodes dans l'évolution de la surface libre de la nappe : - 1 au 15 juin : le niveau de la nappe diminue - 15 au 04 juillet : forte dessaturation des 70 premiers centimètres |
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Il semble qu’il existe deux horizons distincts : - 0 à 70 cm : nappe en connexion avec l ’atmosphère, - à partir de 70 cm : nappe isolée partiellement de l ’atmosphère. Ces résultats sont en accord avec les données de terrain et les données fournies par les sondes TDR qui indiquent un horizon de sol très compact et peu humide à 70 centimètres de profondeur séparant l ’horizon supérieur relativement sec et peu malléable d ’un horizon très humide et visqueux. |
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Dans le but de quantifier les flux transitant à travers la zone non saturée au cours de la période de dessaturation, une modélisation transitoire de la zone non saturée a été entreprise.
Maillage du modèle de la ZNS Cliquer sur la miniature pour l'agrandir.
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Les principaux résultats, illustrés par les figures ci-dessous sont les suivants : - l’aquifère du Bri est partiellement isolé de l’atmosphère - il existe une nappe de surface en connexion avec l’atmosphère
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